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Cher(e)s ami(e)s
internautes,
certains d'entre-vous,
à la croisée d'une porte à un étage ou lors d'une rencontre sur le chemin de
la gare, me demandent pourquoi j'ai pris un certain recul avec les
informations publiées dans la petite gazette. D'autre me disent : les choses
vont mal, mais il ne faut plus me demander de venir marcher à Bruxelles pour
une manifestation gentille. Ce temps est fini, maintenant il faut des
actions beaucoup plus dures pour que les choses changent enfin. Regarde les
policiers, les pompiers ou encore le secteur non marchand, eux c'est le
premier ministre qui les reçoit alors que ce n'est pas le ministre de
tutelle !
C'est vrai que depuis
l'arrivée du nouveau Président du Comité de Direction, Hans D'Hondt le 8 janvier dernier, je ne me
suis pas encore exprimé dans la petite gazette sur l'évolution des dossiers
de restructuration du SPF Finances. Je pense en conscience qu'il ne
s'indiquait pas de poursuivre l'étalement des dysfonctionnements quasi
quotidiens vécus dans ce Département depuis l'arrivée des Managers en 2001.
J'ai voulu laisser un minimum de temps d'adaptation à ce nouveau patron qui
tient à relever le challenge de la modernisation des Finances et qui paraît
vouloir le faire de manière correcte.
A l'occasion de notre
rencontre particulière en début février, l'UNSP a eu l'occasion de lui dire
combien nous étions inquiets face à la déglingue des services due
principalement au manque de personnel dans trop de bureaux et de l'absence
de véritables perpectives de travail pour des agents déboussolés et de plus
en plus en colère contre la hiérarchie qui cache tout des nouveaux projets
en cours ou à venir. Ce manque de transparence et de respect devient
insupportable à bon nombre d'agents, particulièrement aux chefs de services
locaux qui se demandent ce qui se trame dans leur dos.
Les changements
intervenus dans l'organisation du Département par les arrêtés du 3 décembre
2009 (création des entités N-1) ne doivent pas être le prétexte à enclencher
une restructuration sur le dos du personnel, mais plutôt être l'occasion
d'une remise à plat des projets et d'une discussion approfondie avec les
syndicats sur les conséquences pour le personnel de chacune des
administrations du Département. Des règles claires et justes doivent être
négociées, de même que des mesures d'accompagnement correctes (indemnités,
formation, etc.).
Lors du séminaire
stratégique du 9 février dernier, les éléments trop rares qui ont été
expliqués aux syndicats sont loin, très loin même, de rassurer sur les
intentions réelles du Management. Les promesses de 2002 sont passées aux
oubliettes des difficultés budgétaires qui conduisent maintenant tous les
dossiers touchant au Service Public.
Pourtant, et je le dis
avec fermeté, c'est à l'aulne de sa capacité à discuter avec les
organisations syndicales et à trouver des solutions qui respecteront le
personnel, particulièrement les agents qui prestent dans des services qui
s'automatisent entièrement ou dont les proccessus de travail vont
complètement changer (et qu'il faudra reclasser), qu'on mesurera l'impact et
les résultats du nouveau patron. Imposer une restructuration comme certains
managers tentent de le faire sans avoir l'air d'y toucher est la plus
mauvaise méthode à employer. Ces méthodes doivent cesser s'ils veulent
éviter que des actions démarrent rapidement. Le président D'Hondt a le
pouvoir de l'imposer.
En tant que
représentant légal du personnel, l'UNSP exige des managers qu'ils mettent
chacun leurs dossiers de restructuration sur la table, tous leurs dossiers
lors de réunions en sous-groupe de contact. Et que des discussions
informelles commencent sans délais avec nos techniciens. C'est un préalable
pour nous. Serons-nous entendus ?
C'est pourquoi, nous
sommes de plus en plus convaincus qu'une mobilisation large du personnel
sera peut-être indispensable dans un délai rapproché pour faire bouger les
choses et nous nous y préparons. Tout doit être fini dans les 24 mois nous a
t'on annoncé au séminaire stratégique avec une belle unanimité du management
! Nous, on veut bien le croire, mais jamais jusqu'ici l'autorité n'a
respecté un délai dans les négociations sur les restructurations aux
Finances. Ce serait donc une première...
Un dernier mot au
sujet des carrières du niveau B : suite au dépôt des pétitions et de
l'exigence de recommencer une négociation sur le sujet en Comité de
Secteur, le Cabinet du Ministre des Finances reçoit l'UNSP ce mardi 2 mars.
Le début d'une solution ?
A+
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