Chers amis internautes,
Depuis près de dix ans, vous êtes fidèles à la « petite gazette », petit journal sans prétention d’un responsable syndical qui voulait dire librement ce qu’il pensait de l’évolution de son Département et de la société en général.
À présent est venu pour moi le temps de me retirer de la vie professionnelle. À près de 62 ans, et après 20 années de responsabilité au sein de l’organisation, il est plus que temps pour moi de tirer ma révérence comme on dit. Les responsabilités que l’on prend en dirigeant une organisation syndicale comme la nôtre, qui n’a pour exister que les cotisations de ses membres, est une aventure de tous les jours au cours desquels l’excellence est recherchée en permanence. Mais cela a un prix au niveau de l’engagement et aux renoncements familiaux et de carrière qui vont avec. On a tendance à l’oublier quelquefois, y compris à l’intérieur de la structure. C’est une fonction enthousiasmante, mais qui use énormément sur la durée.
Depuis le 13 octobre, Aubry Mairiaux a pris ma succession avec une équipe qui reprend d’ailleurs de nombreux camarades qui me secondaient efficacement, gage de continuité et de qualité pour le travail à accomplir. Comme Secrétaire général, Aubry était déjà en première ligne avec moi depuis plusieurs années, ce qui lui facilitera quelque peu son entrée en matière. J’ai entière confiance en lui pour conduire l’organisation et la développer, il en a les qualités professionnelles et surtout morales. Mais il devra compter sur la collaboration de tous, à commencer par nos responsables locaux et nos délégués régionaux, sans oublier les adhérents. Avec l’appui de Nathalie Lekeux, devenue Secrétaire générale, je ne doute pas un instant que le syndicat va faire un pas énorme en avant avec
ces « jeunes » qui viennent au gouvernail de l’organisation. Je leur souhaite bon vent…
Je garde en mémoire le travail colossal qui a été effectué depuis ma prise de responsabilité fédérale, un jour de décembre 1992. Je remercie particulièrement Francis Sacré pour son amitié et pour le chemin que nous avons parcouru ensemble avec abnégation et confiants dans la justesse de nos engagements au profit des agents et du Département. J’espère qu’un jour, les responsables
politiques reconnaîtront enfin le rôle fondamental que l’UNSP-NUOD a joué dans la transformation de la Fonction publique, particulièrement au Département des Finances, le mal-aimé des services de l’État.
Mes remerciements vont aussi à celles et ceux qui ont partagé mon chemin syndical, en premier lieu à mon équipe de la Rue des Colonies. Sans eux, rien n’aurait été possible. En particulier, merci à toi Paul, pour notre amitié profonde et apaisante bien au-delà du boulot, et merci à vous, Alphonse et Jean-Pierre, mes vieux compagnons de route depuis le début. Merci aussi à celles et ceux qui, dans les régionales, ont aidé à répondre au jour le jour aux défis auxquels nous faisions face.
Ils iront aussi à mes collègues flamands, particulièrement à Emiel et François, pour tout ce chemin de compréhension mutuelle sans cesse renouvelée. Ce fut un honneur et un privilège de travailler avec vous.
J’espère que le Service public sortira entier du combat total qui a commencé depuis l’arrivée des forces néolibérales à la tête des institutions européennes et nationales et qui s’amplifie avec la crise économique. C’est le vrai défi qui s’engage ! Il demandera une solidarité sans faille du monde du travail, travailleurs du privé et fonctionnaires confondus.
Au revoir, qui sait...
Albert VDS